Abousoufiane Elkabouss
Une déclaration aussi brutale que controversée du président américain Donald Trump a provoqué une véritable secousse médiatique et scientifique à l’échelle mondiale. Selon des propos relayés par France 24, Donald Trump affirme l’existence d’un lien entre la prise de paracétamol durant la grossesse et l’apparition de troubles du spectre autistique chez les enfants. Une accusation lourde, aux conséquences potentiellement graves, qui a immédiatement suscité une levée de boucliers au sein de la communauté médicale internationale. Les experts rappellent qu’à ce jour, aucun consensus scientifique solide ne démontre un lien de causalité direct entre le paracétamol — l’un des médicaments les plus prescrits et considérés comme les plus sûrs pendant la grossesse lorsqu’il est utilisé correctement — et l’autisme. Certaines études observationnelles ont certes évoqué des pistes de réflexion, mais elles restent insuffisantes, discutées et loin de constituer une preuve scientifique établie. Le danger, selon les médecins, réside désormais ailleurs : semer le doute pourrait pousser des femmes enceintes à renoncer à tout traitement contre la douleur ou la fièvre, exposant ainsi la mère et l’enfant à des risques bien réels. Cette sortie polémique illustre une nouvelle fois les dérives possibles lorsque la politique s’empare de sujets scientifiques complexes, dans un contexte mondial déjà fragilisé par la désinformation et la perte de confiance dans les institutions. Les professionnels de santé appellent donc à la responsabilité, à la prudence et au respect de la science, rappelant que toute décision médicale doit être prise avec un médecin et non sous l’influence de déclarations politiques sensationnalistes. En matière de santé publique, l’émotion et le buzz ne peuvent se substituer à la rigueur scientifique.























































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