Abousoufiane Elkabouss
Dans une vidéo au ton profondément émouvant, Imane Bousnina a lancé un nouvel appel à l’aide adressé à Mohammed VI, exprimant la détresse d’une fille qui dit ne plus savoir vers qui se tourner. Face caméra, la voix tremblante et les mots lourds de douleur, elle implore l’intervention du Souverain afin que justice soit rendue dans une affaire familiale qu’elle qualifie d’injuste et douloureuse. Selon ses déclarations, son père serait incarcéré à Oujda dans des conditions qu’elle juge contraires à l’équité et au respect des droits fondamentaux.
Ce n’est pas le premier message qu’elle adresse aux plus hautes autorités du pays. Imane Bousnina affirme en être à plusieurs appels successifs, tous restés sans réponse publique à ce jour. Dans ses prises de parole, largement relayées sur les réseaux sociaux, elle dit vivre une profonde souffrance morale, nourrie par le sentiment d’abandon et par l’impression que son dossier n’a jamais été examiné avec l’attention qu’il mérite. Son discours, empreint de respect envers les institutions, s’inscrit néanmoins dans une urgence humaine : celle d’une citoyenne qui espère une écoute et une issue à ce qu’elle considère comme une injustice persistante.
L’affaire, pour l’instant, n’a pas fait l’objet de communication officielle de la part des autorités compétentes. Aucun élément judiciaire vérifié n’a été rendu public, laissant le dossier évoluer principalement dans l’espace numérique, où l’émotion et la solidarité prennent souvent le pas sur les faits établis. Ce silence institutionnel renforce toutefois le sentiment de détresse exprimé par Imane Bousnina, qui dit placer son dernier espoir dans l’arbitrage du Roi, symbole suprême de justice et de protection des citoyens.
Au-delà du cas individuel, cet appel relance le débat sur la place des cris de détresse diffusés sur les réseaux sociaux, devenus pour certains le seul moyen de se faire entendre. Il met aussi en lumière la fragilité humaine derrière les dossiers judiciaires, rappelant que chaque affaire porte en elle des vies, des familles et des douleurs souvent invisibles. Pour Imane Bousnina, cet appel n’est pas un acte médiatique, mais un ultime recours, un message chargé de tristesse, lancé dans l’espoir que quelqu’un, quelque part, finira par l’entendre.






















































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