Abousoufiane Elkabouss
Le verdict est tombé. Marine Le Pen a été reconnue coupable de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Le tribunal correctionnel l’a condamnée à quatre ans de prison, dont deux ans ferme aménagés sous bracelet électronique, ainsi qu’à une amende de 100 000 euros. Pire encore pour sa carrière politique, elle se voit interdite de toute fonction publique pendant cinq ans, une sanction qui l’éloigne définitivement de l’élection présidentielle de 2027
L’enquête a mis en lumière un système sophistiqué dans lequel près de 2,9 milliards d’euros auraient été détournés au profit du parti, via des emplois fictifs financés par le Parlement européen. Des assistants parlementaires payés par Bruxelles auraient, en réalité, travaillé pour le Front National, devenu le Rassemblement National. Cette pratique, jugée frauduleuse par la justice, a également conduit à la condamnation du parti lui-même, qui devra s’acquitter d’une amende de 2 millions d’euros, dont un million ferme
D’autres figures du parti ont également été sanctionnées. Louis Aliot et Bruno Gollnisch, tous deux impliqués dans l’affaire, ont écopé de peines avec sursis et de lourdes amendes
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Tandis que certains dénoncent une décision politique visant à écarter une candidate jugée dangereuse pour le pouvoir en place, d’autres considèrent ce jugement comme une victoire pour la transparence et la moralité en politique.
Marine Le Pen, de son côté, a annoncé son intention de faire appel, espérant ainsi suspendre l’exécution de sa peine. Mais l’ombre de cette condamnation risque de peser lourdement sur son avenir politique
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