Abousoufiane Elkabouss
Le départ d’Aziz Akhannouch de la présidence du Rassemblement national des indépendants marque un tournant important dans la vie interne du parti, à quelques mois des élections législatives prévues en 2026. Après plusieurs années durant lesquelles le RNI a été fortement associé à la personnalité, au réseau et au poids politique d’Akhannouch, l’arrivée d’une nouvelle direction ouvre une nouvelle phase, pleine d’interrogations.
Au-delà du changement de leadership, c’est surtout l’équilibre global du parti qui pourrait être mis à l’épreuve. La force financière, l’organisation électorale, la capacité de mobilisation locale et l’influence politique bâties autour de l’ancien président ont longtemps constitué des atouts majeurs pour le RNI. Son départ risque donc de changer la donne, notamment dans les circonscriptions où la présence du parti dépendait fortement de son image, de ses réseaux et de sa machine électorale.
À l’approche des législatives de 2026, le nouveau président devra démontrer que le RNI peut rester une force dominante sans l’ombre directe d’Aziz Akhannouch. Le véritable défi sera de transformer cette transition en continuité politique, tout en rassurant les élus, les militants et les soutiens du parti.
Dans un paysage politique marocain en mouvement, cette nouvelle étape pourrait soit consolider le RNI, soit ouvrir la voie à une recomposition électorale plus large. Pour le parti, l’équation est désormais claire : prouver que sa puissance électorale ne dépend pas uniquement d’un nom, mais d’un projet, d’une organisation et d’une capacité réelle à convaincre les électeurs.






















































عذراً التعليقات مغلقة