Abousoufiane Elkabouss
Une nouvelle drogue de synthèse ultra-addictive, le “kush”, fait des ravages en Afrique de l’Ouest et risque d’inonder le Maroc. Apparue en Sierra Leone, cette substance bon marché, composée de nitazènes, opioïdes 25 fois plus puissants que le fentanyl, et de cannabinoïdes synthétiques, provoque une crise sanitaire sans précédent. Déjà responsable d’une explosion des overdoses au Liberia, en Guinée, en Gambie et en Guinée-Bissau, elle est fabriquée à Freetown à partir de précurseurs chimiques importés illégalement depuis la Chine
Son expansion est facilitée par la corruption et des réseaux criminels bien organisés. Face à cette menace, le président sierra-léonais Julius Maada Bio a déclaré une “guerre contre le kush”, mais la situation semble hors de contrôle
Le Maroc, déjà confronté à une recrudescence du trafic de psychotropes (plus de 5 millions de comprimés saisis en trois ans), est désormais dans le viseur des trafiquants. Le royaume a réagi en rejoignant la Coalition mondiale contre les drogues synthétiques en 2023 et en renforçant ses mesures de surveillance
Alors que le “kush” continue de se propager, les autorités africaines redoutent une catastrophe sanitaire et sécuritaire majeure. Une réponse urgente et coordonnée est essentielle pour stopper cette drogue avant qu’elle ne déferle sur le Maghreb
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