.. Abousoufiane Elkabouss
Le maire d’Ivry suspend les conseils municipaux pour une prière, mais voyage à Tindouf avec l’argent des contribuables
Philippe Bouyssou a jumelé Ivry-sur-Seine avec Mejik, un camp du Polisario situé dans le désert algérien. Il a effectué plusieurs voyages à Tindouf avec des délégations municipales. Il a organisé des marches pro-Polisario au départ de la mairie. Il a fait voter des subventions pour les « enfants des camps ». Il a également reçu des délégations sahraouies à l’hôtel de ville, avec les honneurs habituellement réservés aux chefs d’État
C’est ce même homme qui a suspendu, hier soir, le conseil municipal parce qu’un élu avait sorti un crucifix
Je ne prends pas position dans le conflit du Sahara occidental. Ce n’est pas mon sujet
Mon sujet, c’est ce qu’on appelle la hiérarchie des priorités d’un maire. Ivry-sur-Seine compte 64 000 habitants. La ville fait face à des problèmes de logement, de sécurité et d’emploi. C’est pour cela que les citoyens élisent un maire, pas pour financer des marches liées à un conflit géopolitique qui oppose, depuis cinquante ans, Alger et Rabat
En réalité, voilà ce que c’est : du clientélisme électoral. On prend parti pour une cause qui mobilise une communauté de votants. On dépense l’argent de tous, et on importe dans la ville les fractures d’un conflit que personne à Ivry n’a demandé à arbitrer
Un jumelage avec un camp armé dans le Sahara algérien, c’est-à-dire avec une position géopolitique clairement identifiée, cela ne s’appelle pas de la solidarité. Cela s’appelle une prise de position avec de l’argent public.























































عذراً التعليقات مغلقة