Abousoufiane Elkabouss
À Anfa, cœur économique et vitrine moderne de Casablanca, un phénomène prend de l’ampleur et alarme riverains comme commerçants : la présence croissante de sans-abri, perçue par certains comme une véritable “attaque” du cadre de vie. Jardins publics occupés la nuit, trottoirs transformés en lieux de couchage, mendicité parfois agressive… le quotidien de ce quartier autrefois paisible semble basculer.
De nombreux habitants dénoncent une dégradation rapide de la sécurité et de la propreté. « On ne reconnaît plus Anfa », confie un commerçant. « Des groupes s’installent durablement, certains consommateurs de substances, et les tensions deviennent fréquentes. » Les familles, elles, évoquent un sentiment d’insécurité grandissant, notamment à la tombée de la nuit
Mais derrière cette présence visible se cache une réalité sociale plus complexe. Précarité extrême, troubles psychologiques, rupture familiale : les profils des personnes sans domicile sont multiples, et souvent invisibles aux yeux des politiques publiques. L’absence de structures d’accueil suffisantes et de suivi social efficace aggrave la situation, transformant la rue en ultime refuge
Face à cette situation, les autorités locales sont appelées à agir en urgence. Entre impératif sécuritaire et devoir humanitaire, la réponse doit être globale : renforcer les dispositifs sociaux, créer des centres d’accueil dignes et encadrer l’espace public sans tomber dans la stigmatisation
Car si certains parlent d’“attaque”, la réalité est surtout celle d’un abandon collectif. À Anfa, ce n’est pas seulement un quartier qui est mis à l’épreuve, mais toute une société face à ses propres fractures























































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