Abousoufiane Elkabouss
L’Initiative Nationale pour le Développement Humain, connue sous le nom d’INDH, reste l’un des grands programmes sociaux lancés au Maroc pour lutter contre la pauvreté, la précarité, l’exclusion et les inégalités territoriales. À Casablanca, elle a permis la réalisation de plusieurs projets : centres sociaux, espaces de proximité, soutien aux associations, accompagnement des jeunes, aide aux femmes en situation difficile et appui aux projets générateurs de revenus.
Mais malgré ces efforts, plusieurs quartiers de Casablanca continuent de donner l’image d’un développement incomplet. À Sidi Moumen, Hay Mohammadi, Ben M’Sick, Sbata, Sidi Bernoussi, Moulay Rachid, Lahraouiyine, Médiouna ou encore Tit Mellil, des citoyens se demandent pourquoi certains secteurs restent toujours délaissés alors que des budgets importants sont annoncés au nom du développement humain.
Le vrai débat ne concerne donc pas seulement les projets réalisés, mais leur impact réel. Un centre inauguré puis fermé, un projet financé sans suivi, une association soutenue sans contrôle ou un équipement abandonné ne peuvent pas être considérés comme une réussite. Chaque dirham destiné aux quartiers fragiles doit arriver à sa vraie destination.
C’est ici que la question du détournement, de la mauvaise gestion et du manque de transparence doit être posée avec courage. Sans accuser sans preuve, il est légitime de demander des comptes : qui reçoit les fonds, comment les projets sont sélectionnés, qui contrôle leur exécution et pourquoi certains quartiers restent exclus malgré leur situation difficile
Pour Alkalimapress, l’INDH demeure une initiative noble et nécessaire, mais sa réussite dépend aujourd’hui de la transparence, du contrôle et de la justice territoriale. Les quartiers délaissés de Casablanca ne demandent pas seulement des annonces : ils demandent des résultats visibles dans leur quotidien























































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