Abousoufiane Elkabouss
Le Mali traverse une nouvelle phase de tension extrême, marquée par des attaques coordonnées dans plusieurs zones sensibles du pays, notamment Bamako, Kati, Gao, Kidal, Mopti et Sévaré. Cette escalade confirme que le conflit malien dépasse désormais la simple confrontation entre l’armée et les groupes armés.
Pour Alkalimapress, une question s’impose : qui profite réellement de cette déstabilisation ? Dans le nord du Mali, les zones de Kidal et Gao restent au cœur d’un jeu trouble où se croisent séparatistes, jihadistes, trafics et influences étrangères. Dans ce contexte, l’ombre des services secrets algériens revient avec insistance dans les analyses régionales.
Officiellement, Alger affirme vouloir protéger ses frontières et éviter l’extension du chaos sahélien. Mais Bamako accuse depuis plusieurs mois l’Algérie d’ingérence, notamment à travers ses relations supposées avec certains mouvements séparatistes du nord. Aucune preuve publique définitive ne permet d’affirmer une implication directe, mais la proximité géographique, les anciens canaux d’influence et la rivalité croissante entre Bamako et Alger alimentent les soupçons.
Le Mali, désormais engagé dans une ligne souverainiste et rapproché de nouveaux alliés régionaux, refuse toute tutelle diplomatique. Cette rupture change l’équilibre du Sahel et transforme le conflit en véritable guerre d’influence.
Au final, ce sont les civils maliens qui paient le prix fort. Tant que la lumière ne sera pas faite sur les soutiens cachés, les complicités indirectes et les calculs géopolitiques autour des groupes armés, le Sahel restera une poudrière. Et dans cette poudrière, l’ombre des services secrets algériens continuera de planer sur chaque nouvelle flambée de violence.























































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